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Le jour ou j’ai découvert que j étais intolérante au blé cela a change ma vie

 

Cet article est publié dans le cadre du carnaval  d’articles sur le thème “le jour où j’ai découvert… cela a changé ma viesur le blog d’Aude. Cliquez ici  pour retrouver son blog Ecologie Citadine 
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J’ai passé une partie de ma vie à avoir des migraines. Je ne savais plus quoi faire. Ça m’empêchait de vivre et de profiter car j’avais toujours l’impression d’avoir la tête dans le brouillard. Je n’avais pas les idées claires car ces maux de tête perduraient toute la journée.

Les médecins ne trouvaient pas la cause de ces céphalées. De plus, je souffrais constamment de lombalgie et j’avais des crises de sciatique régulièrement. Et croyez-moi quand vous avez 30 ans et que vous souffrez autant, personne ne vous comprend. J’étais jeune dans le corps d’une vieille.

A cette époque-là, je mangeais de tout. J’étais gourmande avec une tendance à combler les manques et les frustrations par la nourriture. D’origine italienne, j’ai grandi avec des assiettes de pâtes fraiches, les pizzas, les cannellonis et j’en passe. Du blé, rien que du blé. Très bon pour la santé. Dans notre famille, tout résonnait dans l’assiette. Notre façon de vivre, notre joie, notre amour reçu et partagé. Le blé, ça faisait partie de mon code génétique.

Sortir de la boite

J’ai pendant longtemps vécu à Los Angeles, ville des paradoxes où on peut voir des gens s’empiffrer de tacos et d’autres faire le shopping conscient « bio » chez Whole Foods. Faire du shopping dans ce genre de magasin, ça donnait vraiment envie de prendre soin de sa santé. Je le faisais. Du mieux que je pouvais. Malgré tout, mes migraines étaient toujours présentes. C’est à cette époque que j’ai découvert la mode du GLUTEN FREE. Je n’en avais jamais entendu parler en Europe. Une amie m’a convaincue et j’ai donc essayé. Moi qui ne jurais que par la farine de toute sorte, j’ai fait un effort sur moi-même et je m’en suis passé. Résultat en 2 semaines, mes migraines ont disparu. J’avais perdu plus de 3 kilos (moi qui peinais à perdre mon superflu) et j’avais vraiment beaucoup plus d’énergie.

C’était génial de découvrir la cause de mes maux. Par contre faire un changement, pas si facile. J’avais été élevé dans la farine et maintenant je devais m’en passer. Il y a eu beaucoup de up and down. Cette rééducation a pris de longs mois.

Retourner dans la boîte

Lorsque je suis rentrée en Europe (ah ma vieille belle Europe) et que j’ai dit à ma famille que je ne mangeais plus de gluten, je suis passée pour une excentrique et personne ne me croyait. C’était très amusant et en même temps très agaçant. J’ai donc pris une décision. Voir un médecin. Je vais donc chez le médecin traitant. Lui explique la situation. Mes symptômes. S’en suit prise de sang. Résultat : pas d’intolérance au gluten. Il me dit : « tu n’es pas céliaque, pas de problème, mange ce que tu veux ». Je l’avoue. Je suis sortie de là sceptique. Comment ne pas écouter mes symptômes et mon ressenti. J’ai fait le test, j’en ai remangé et devinez quoi, malade, mal de dos, migraineuse…

Quelle histoire! Je continue de m’en passer et j’assume mon étiquette d’excentrique. Refuser de manger du blé, c’était vu comme refuser de l’amour.

Finalement, au fil de mes rencontres, je tombe sur un médecin homéopathe micronutrioniste et après une prise de sang plus approfondie, j’ai découvert qu’effectivement je n’étais pas céliaque mais que j’avais une intolérance au blé. Libération. J’avais raison.

Je me permets de vous raconter cette histoire aujourd’hui car je voulais vous faire passer un message.

Jeter la boite

ECOUTER VOTRE CORPS ET VOTRE RESSENTI

Vous êtes le maitre à bord et personne ne peut vous dire ou vous faire croire autre chose. Les conclusions hâtives de certains médecins, les jugements de votre famille. Si vous n’êtes pas satisfait des réponses. Continuez de chercher. Vous êtes responsable de votre santé.

Dans mon quotidien, je ne mange plus de blé (sauf quelques exceptions), je privilégie l’épeautre, le seigle, l’orge. Je consomme beaucoup plus de riz qu’une autre personne. Et je me sens mieux. Je n’ai plus de migraine, plus de crise de sciatique. J’ai repris de la masse musculaire et mon corps n’est plus dans un état d’inflammation chronique ou le moindre petit problème devient insurmontable pour mon corps. Je peux d’ailleurs voir de grosses différences. Lorsqu’il m’arrive de manger du blé (et oui je reste un humain), je suis plus vite malade. C’est vraiment très impressionnant de remarquer les changements. Parfois, j’évite même tout à fait le gluten et je m’en porte très bien. Ces petites cures me donnent beaucoup plus d’énergie.

Le blé moderne est de plus en plus transformé. De plus en plus de recherches démontrent que ce blé nous intoxique et est responsable de certaines maladies dégénératives et de l’obésité (lien). Mais je ne veux pas trop parler des études qui sont faites par X ou Y et qui revendiquent que ça est mieux que ça en fonction du point de vue qu’il défend. Ce qui est important de comprendre, c’est que nous sommes tous différents. Nos systèmes digestifs sont différents. Si certains ont besoin de manger beaucoup de fibres, d’autres n’en ressentiront aucune nécessité. Si beaucoup d’entre nous ressentent le besoin de manger trois fois par jour, une partie n’en ressent pas le besoin. C’est à chacun d’écouter son corps.

Ce qui compte, c’est de se libérer de ce qui ne nous convient pas et aller de l’avant et cela dans toutes les sphères de notre vie.

Avez-vous vécu ce genre d’expérience?

Comment avez-vous réagi? Quels sont vos soucis et comment les avez-vous réglés?

Merci pour votre lecture et prenez soin de vous.

Ecrit par Letizia Terrana

Credit photo: Altair Vega Deneb

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2 commentaires

  • Aude

    Bonjour Latizia,
    Comme je te l’ai dis par mail, ton article est vraiment super intéressant !!!
    Merci de partager ton expérience de cette manière si honnête. Je pense que cela pourra aider beaucoup de personne à réfléchir à leur propre situation.
    Pour ma part j’ai eu une expérience similaire avec l’intolérance aux produits laitiers, avec pareil le médecin qui te dis que c’est dans ta tête car les tests sont négatifs et l’entourage qui ne comprends pas.
    Par contre si pendant qqs mois j’ai été drastique, je n’ai pas réussi à retirer vraiment le lait de ma vie. En lisant ton article je me dis que je devrais peut-être à nouveau essayer, car « se sentir dans le corps d’une vieille » c’est exactement ce qui m’arrive…

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